Dans son sud natal, la vache reste à l’étable pendant que le taureau s’affiche sur les murs et parade dans les rues. De ce manque est né son désir de l’installer au centre des regards, non pas en tant que vache laitière mais en tant que vache totem.

Hélène Couturier décline la vache totem sur des toiles mais aussi sur des objets du quotidien, comme des vases et des tasses. « Je recherche le concret plus que le conceptuel, la pratique plus que le théorique, c’est la raison pour laquelle je préfère me qualifier de graphiste-affichiste. »
Son travail est une adresse directe vers le public, une démarche qui s’inscrit dans le réel et le quotidien. Elle aime exposer dans les cafés, les restaurants, les boutiques, tous les lieux de vie en général — et pas uniquement dans les espaces dédiés à l’art.

Ses vaches jouent la métaphore sociale et sont parfois accompagnées de messages écrits, principalement des détournements d’aphorismes, de titres de chansons ou de films.

Bientôt ses deux pratiques, écriture et peinture vont se rejoindre : elle prépare un « Éloge de la vache » pour leur collection « Les éloges » aux éditions Rivages.